mar 30
Digg
Stumbleupon
Technorati
Delicious

Le Liquidateur

Depuis le 6 mai 2006, Nicolas Sarkozy, entouré d’une stupéfiante complaisance, se voit en nouveau De Gaulle de 1958, en super-président. Il est temps de déchirer le voile de la mascarade. Pipolisation de la vie politique, complicité avec l’argent et les lobbies, personnalisation du pouvoir à un degré jamais connu, ces trois piliers du sarkozysme dessinent une démagogie cathodique qui, si elle est adaptée aux campagnes électorales, ne l’est pas au traitement de fond des problèmes de la France. En effet, les résultats ne sont pas là : hyperconservatisme en politique intérieure, pilotage à vue dans la politique économique et sociale, stratégie erratique et néo-bushisme dans le domaine international. Oui, ça va mal finir, il est temps de le dire.

Le Liquidateur de Pierre Moscovici, chez Hachette, Paris 2008.


Auteur: admin
mar 29
Digg
Stumbleupon
Technorati
Delicious

De battre ma gauche s’est arrêtée

Avec le recul du temps, on peut se demander si la défaite de Ségolène Royal à l’élection présidentielle n’est pas, surtout, le révélateur d’un parti socialiste à bout de souffle, incapable de basculer dans un nouvel âge. Nous avons vécu la crise d’une gauche épuisée, sans projet, sans ambition, sans stratégie et sans leader. Voilà ce qu’il nous faut élucider. Comprendre pour mieux proposer. Voilà pourquoi j’ai écrit ce livre. Comme un travail honnête pour que la gauche cesse de perdre et que son cœur de nouveau batte.

L’auteur
Jean-Paul Huchon est président socialiste de la région Ile-de-France depuis 1998. Il a dirigé le cabinet de Michel Rocard à Matignon de 1988 à1991. Il est l’auteur de quatre ouvrages : Le Marché commun contre l’Europe (en collaboration, 1992), Jours tranquilles à Matignon (1992), La Montagne des singes (2002), Ceux qui aiment ne peuvent pas se perdre (2004).

Seuil, 2008.


Auteur: admin
mai 11
Digg
Stumbleupon
Technorati
Delicious

Dominique Strauss-Kahn invite le PS à tout remettre à plat

H_9_ill_908751_051897_2 Pour renouer avec la victoire, le Parti socialiste doit “tout remettre à plat” et retrouver le lien “qu’il n’aurait jamais dû perdre” avec la réalité économique et sociale du pays, a déclaré Dominique Strauss-Kahn jeudi soir à Paris.
“Ce soir je vais vous parler d’avenir, je vais vous parler de victoire et de gauche conquérante”, a-t-il déclaré.

“Les Français veulent une gauche efficace, les Français veulent une gauche crédible, les Français veulent une gauche concrète (…) une gauche du réel pas de l’idéologie (…) efficace pas incantatoire (…) une gauche qui règle (les) problèmes, pas une gauche qui ressasse les solutions d’hier”, a-t-il affirmé.

L’ancien ministre de l’Economie s’exprimait, quatre jours après la défaite de Ségolène Royal, devant une centaines de partisans réunis dans l’Est parisien pour un dîner de soutien à la candidature aux législatives de son bras droit, Jean-Christophe Cambadélis.

“Je vis la situation d’aujourd’hui comme en 1969″, a-t-il expliqué, faisant allusion au scrutin présidentiel qui avait vu la gauche être éliminée dès le premier tour et avait constitué la première étape vers la construction du nouveau PS, né deux ans plus tard au congrès d’Epinay.

“Tout doit être remis à plat. Tout doit être reconsidéré (…) Pas de tabou”, a-t-il exhorté à deux jours d’un Conseil national - le Parlement du PS - à Paris.

“Ce qui compte, c’est que le Parti socialiste retrouve son lien qu’il n’aurait jamais dû perdre avec la réalité économique et sociale de notre pays”, a insisté Dominique Strauss-Kahn, qui se voit en chef de file des sociaux-démocrates au sein du PS.

Dans son allocution d’une trentaine de minutes dans un restaurant chinois, l’ancien candidat à l’investiture présidentielle socialiste n’a pas manqué d’égratigner Ségolène Royal tout en réservant ses flèches - indirectes - les plus dures à la direction du PS et à son premier secrétaire, François Hollande.

“VIEILLES HAINES RECUITES”

Il a reconnu avoir eu un “visage dur” dimanche soir sur les plateaux de télévision mais s’est défendu de s’être composé un “visage de la vengeance” contre la candidate.

La cause de la défaite, “ce n’est pas la campagne, la défaite elle vient de loin”, a-t-il poursuivi, en se plaçant dans le sillage de François Mitterrand, battu en 1965, non candidat en 1969 mais victorieux 22 ans plus tard.

En ce jour anniversaire, il s’est souvenu que pour préparer le succès du 10 mai 1981, “il y avait à la fois - et il faut ça pour la victoire - une stratégie, un projet et un parti”.

La stratégie ? “Une alliance de toute la gauche sans préalable idéologique”. Le projet ? “Changer la vie, 110 propositions pour changer la vie. Cela c’est un projet à la hauteur du socialisme”. Le parti ? Un PS qui, tournant le dos aux “vieilles haines recuites”, était “devenu un parti de débat en phase avec les Français”.

Vingt-cinq ans plus tard, “l’unanimisme comme stratégie et l’habilité comme méthode cela finit par avoir des conséquences”, a-t-il déploré.

A un mois des législatives, il a martelé à plusieurs reprises “il faut se battre”, se déclarant à nouveau “disponible” pour aider les candidats socialistes.

“Je me refuse de considérer aujourd’hui que la démocratie est un jeu et qu’une fois qu’on a élu un président de la République ce n’est même pas la peine d’aller aux législatives”, a-t-il exhorté.

A plus long terme, il faut construire “ce Parti socialiste dont la France a besoin dont l’objectif électoral doit être au moins les 30% qui sont aujourd’hui sa cible naturelle”, a déclaré Dominique Strauss-Kahn, comme pour prendre date pour la prochaine présidentielle.

“Un parti rénové sur les idées, renouvelé sur les hommes et les femmes qui se fixe l’objectif de recueillir le tiers l’électorat dans notre pays c’est à cela que moi, en ce 10 mai, je vous invite.”


Auteur: admin
mai 10
Digg
Stumbleupon
Technorati
Delicious

Dominique Strauss-Kahn ”disponible” pour ”le collectif et la rénovation” du PS

“Oui, je pense qu’il faut rénover et je suis disponible pour ça. Sans doute d’autres ne le sont pas et veulent continuer sur la ligne qui a été celle qu’on suivie jusqu’à maintenant et que je crois erronée”, a déclaré le député du val d’Oise sur France-Inter. “Et je ne vois pas en quoi se dire disponible au service de son parti est quelque chose qui serait indécent”, a-t-il ajouté en référence aux critiques déclenchées par ses propos dimanche soir lors de la soirée électorale.

“Le problème, c’est que ce n’est jamais le bon moment. Ce n’est jamais le bon moment pour dire ‘ça ne va pas, on s’est trompé, il faut regarder les choses en face’”, a-t-il précisé.

L’échec de la présidentielle “vient de loin et repose sur le fait que les socialistes se sont éloignés du réel. Les Français ont compris que nous ne sommes plus dans le monde d’il y a 20 ans”, a ainsi estimé DSK. “Nous n’avons pas donné aux Français le sentiment que nous étions ancrés sur les questions réelles qui sont celles de la société”.

Reconnaissant dresser un constat “sévère” dans lequel il affirme prendre “largement (sa) part”, l’ancien ministre de l’Economie de Lionel Jospin a estimé que le PS devait refonder sa ligne idéologique avant de songer à des alliances. “Ce n’est pas un problème d’alliance, ce n’est pas un problème de combinaisons, c’est un problème de fond”, a-t-il jugé, précisant que son “mot d’ordre” était “le collectif et la rénovation”, respectivement pour les législatives et cette refondation.

“La présidentielle est derrière nous, et les présidentiables aussi. Ce qui compte aujourd’hui, à mon avis, ce ne sont pas les personnes, c’est, justement, ce que la gauche est capable de dire aux Français”, a-t-il encore déclaré, affirmant que la question du leadership au PS “n’est pas tranchée de (son) point de vue”.

“Il y a un Premier secrétaire du Parti socialiste, il y a une ancienne candidate à l’élection présidentielle, il y a des anciens Premiers ministres, il y a beaucoup de responsables”, a expliqué le député du Val d’Oise. “Moi je souhaite quelque chose de collectif. Pour cela nous avons des instances, il faut les faire vivre”.


Auteur: admin
avr 16
Digg
Stumbleupon
Technorati
Delicious

«Pour le second tour, Bayrou devra faire un choix»

Dans Libération du 16 avril, Jean-Christophe Cambadélis appelle François Bayrou à prendre ses responsabilités et à voter Ségolène Royal au second tour.

Les déclarations de deux figures du PS, Michel Rocard et Bernard Kouchner appelant à une alliance des socialistes avec Bayrou, participent-elles d’une opération de déstabilisation de Royal ?

S’il s’agit d’aider Ségolène Royal, c’est pour le moins maladroit. L’ordre juste, c’est d’abord que notre candidate soit présente au second tour, puis qu’elle rassemble les Français pour battre Nicolas Sarkozy. Si c’est pour soutenir François Bayrou, ce serait malvenu puisqu’il s’est prononcé contre toute alliance avec les socialistes de peur que son électorat file chez le candidat de l’UMP.

Vous appelez donc au vote utile ?

La gauche doit être au second tour. C’est une double garantie pour gagner contre Sarkozy ou pour l’équilibrer dans l’hypothèse où il l’emporterait. Car Sarkozy gagnant avec la gauche absente au second tour, c’est donner tout le pouvoir à la connivence Sarkozy-Le Pen.

Espérez-vous voir Bayrou appeler à voter Royal au second tour ?

Entre les deux tours, notre candidate devra unir les gauches, les écologistes et tous ceux qui au premier tour ont vu dans la candidature de Sarkozy la continuité qu’ils réprouvent. François Bayrou sera placé devant ses responsabilités : soit tout ce qu’il a dit dans cette campagne avait un sens et il doit faire front contre Sarkozy ; soit c’était une ruse, et il refusera de se prononcer, quitte à faire passer Sarkozy.

Vous lui mettez la pression…

Non, je me bats pour que Ségolène Royal soit au second tour. C’est le vote efficace pour gagner, c’est le vote efficace pour changer.

Que dites-vous aux électeurs de gauche tentés par Bayrou ?

Qu’il est paradoxal de vouloir battre la droite au second tour en votant pour la droite au premier, même si c’est Bayrou. Certes, il a pris ses distances avec le système Sarkozy, mais il reste une opposition de droite au candidat de l’UMP.

Vous ne lui fermez donc pas la porte ?

Non, mais encore faut-il qu’après avoir pris ses distances avec Sarkozy il les prenne avec la droite.

Faudra-t-il que le PS revoie ses alliances, sachant que les candidats de l’UDF sont élus avec des voix de droite ?

Au second tour, François Bayrou devra faire un choix : celui de la continuité du candidat des sortants, Nicolas Sarkozy, ou celui de déverrouiller le système. Ce sera son moment de vérité.

Regrettez-vous la virulence de la fin de non-recevoir opposée par François Hollande à une alliance avec l’UDF ?

Si François Hollande voulait bien s’occuper principalement de l’élection de Ségolène Royal plutôt que de la préparation du prochain congrès du Parti socialiste, ce serait utile pour tout le monde…


Auteur: admin
avr 12
Digg
Stumbleupon
Technorati
Delicious

La lettre No. 109

Au sommaire :
Un édito de Dominique Strauss-Kahn : Inquiétudes, attentes, espoir
Un entretien avec Jean-Christophe Cambadelis : On ne sauvera pas la gauche en la faisant perdre
Les questions d’actu de Laurent Baumel : Incertitudes, la nouvelle équation politique française, « Dé-triangulation » ?
Une chronique de Pierre Kanuty : La victoire de Ségolène Royal doit être aussi celle de la gauche

Téléchargez la lettre


Auteur: admin
avr 03
Digg
Stumbleupon
Technorati
Delicious

“On ne sauvera pas la gauche en la faisant perdre !”

Jean-Christophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn, livre au Journal du Dimanche ses impressions sur la campagne électorale. Pour lui, on ne peut réussir la mutation du PS qu’à la condition d’une victoire de Ségolène Royal. En outre, le député du XIXe arrondissement accable Nicolas Sarkozy, coupable de vouloir “recouvrir la France du lourd manteau de la défiance”.

Lire


Auteur: admin
mar 29
Digg
Stumbleupon
Technorati
Delicious

La lettre No. 108

Au sommaire :
Un édito de Dominique Strauss-Kahn : le temps est venu de relancer l’Europe
Les questions d’actu de Laurent Baumel : La gauche et la nation
Une chronique de Denis Lefebvre : Les socialistes et l’Europe

Téléchargez la lettre


Auteur: admin
mar 22
Digg
Stumbleupon
Technorati
Delicious

La lettre No. 107

Au sommaire :
Un édito de Dominique Strauss-Kahn
Les questions d’actu de Laurent Baumel : La faute aux éléphants
Une chronique de Marc Deluzet : Emploi et inégalités de revenus

Téléchargez la lettre


Auteur: admin
mar 21
Digg
Stumbleupon
Technorati
Delicious

Point de presse de DSK du 21 mars 2007


Auteur: admin